

Le principal accusateur des écoles Waldorf débouté de sa plainte pour diffamation
Communiqué de presse de la Fédération Pédagogie Steiner-Waldorf
Indigné par les déclarations rocambolesques de Grégoire Perra au sujet des écoles Waldorf, et par le fait qu’elles étaient relayées par de nombreux médias, Nicolas Tavernier, président de l’ANPAPS (Association de parents et anciens élèves Waldorf) avait souhaité informer le public du contexte dans lequel celui-ci avait dû quitter son poste d’enseignant Waldorf. Il l’avait qualifié dans un billet d’humeur paru sur le blog de l’ANPAPS d’”agresseur sexuel” et de “fieffé menteur”.
Grégoire Perra l’avait alors poursuivi pour diffamation et injures. Après avoir été condamné en juin 2024, Nicolas Tavernier avait interjeté appel. La Cour d’Appel de Rouen a rendu son verdict fin janvier 2026, relaxant Nicolas Tavernier en tous points. Elle a considéré que le terme « cet agresseur sexuel » utilisé par Nicolas Tavernier pour décrire Grégoire Perra ne relevait pas de la diffamation parce qu’il s’appuyait sur « une enquête sérieuse, basée sur deux articles précédemment documentés et surtout sur les témoignages de première main de la mineure victime et de ses parents ». Elle note également que Grégoire Perra a « rédigé une lettre d’excuse aux parents de la jeune fille et évoque lui même ces événements ». La Cour d’Appel a en outre souligné que « la question des violences sexuelles sur mineurs et surtout, la libération de la parole des victimes, est un sujet d’intérêt général très important ». Quant aux termes qualifiés d’injurieux, ils « revêtent un caractère désagréable voire discourtois mais aucunement injurieux », d’autant que G. Perra manie lui-même l’insulte.
Cette décision de justice permet d’attirer l’attention des personnes qui relaient le narratif de Grégoire Perra sur la crédibilité douteuse de son témoignage.
Dans un article paru le 1er février 2026, Touteduc relevait au sujet de M. Perra :
« pour nombre de nos consoeurs et confrères, il faisait autorité lorsqu’il dénonçait le caractère sectaire de ces écoles puisqu’il était reconnu par la Miviludes comme un témoin digne de foi (quoique celle-ci n’ait jamais explicitement considéré qu’elles relevaient de la définition d’un mouvement sectaire, elle le laissait toutefois entendre implicitement). »
Grégoire Perra a décidé de se pourvoir en cassation.
L’ANPAPS a rédigé un communiqué disponible sur son site web.


